Par benol oko

REUNION DE LANCEMENT DE L’ETUDE IMPACTE ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE DE LA ZONE DU PROJET

de la forêt régionale de Mayombe, qui est partagée entre le Congo, la RDC, l’Angola et le Gabon et forme la bordure sud-ouest de la forêt tropicale du bassin du Congo. La zone se compose d’une forêt dense humide entourée d’une mosaïque de plaine, de forêt tropicale sèche et de savanes. La biodiversité faunique dans cette zone est liée au centre d’endémisme guinéo-congolais et est remarquablement riche. La forêt du Mayombe est un habitat pour une grande diversité d’espèces de mammifères y compris les espèces exceptionnelles d’intérêt mondial, telles que le chimpanzé, l’éléphant de forêt et gorille de basse terre occidentale. On y trouve également d’autres espèces d’importance mondiale comme : buffle, hippopotame, léopard, etc. La zone du Projet couvre deux écorégions : l’écorégion de la forêt côtière atlantique équatoriale et l’écosystème de mosaïque de forêt-savane occidentale congolais.

Les interventions du Projet sont concentrées au sein et autour de trois aires protégées (Parc National de Conkouati-Douli, Réserve de Biosphère de Dimonika, Réserve Naturelle de Tchimpounga), de la concession forestière de Ntombo et du corridor biologique constitué de la forêt reliant Dimonika- Ntombo -Tchimpounga

Les informations sommaires sur ces sites se résument comme suit:

  

 

Le Parc National de Conkouati-Douli : A cheval  entre les districts de Nzambi et Madingo-Kayes dans le Département du Kouilou, le Parc National de Conkouati-Douli (PNCD) (http://www.protectedplanet.net/conkouati-douli-national-park)  est situé le long de la côte Atlantique et borde le Parc National de Mayumba au Gabon ( http://www.ProtectedPlanet.net/Mayumba-National-Park). Le PNCD comprend une zone marine qui représente 24 % de sa superficie totale, ainsi qu’une grande diversité d’habitats: écosystèmes lagunaires, de mosaïque de savanes et de forêts secondaires, de lacs et de rivières, mangroves, forêts de raphia, forêt dense et «Yombé forêt» dans les zones marécageuses avec le brouillard qui s’accroche aux flancs des montagnes. Plusieurs espèces terrestres et marines, y compris l’éléphant, buffle, hippo, léopard, chimpanzé, gorille, le mandrill, baleine, Dauphin, lamantin, etc., sont bien représentés. Le parc englobe quatre lacs -Tchibinda, Tchivoka, Manzimaniounvou et Tchimpa et la lagune de Conkouati.

Réserve de la biosphère de Dimonika : Située dans le district de Mvouti, la Réserve de Biosphère de Dimonika (RBD) (http://www.protectedplanet.net/reserve-de-biosphere-de-la-dimonika-unesco-mab-biosphere-reserve) est un site du Programme de l’UNESCO  « l’homme et la biosphère (MAB) ». La RBD se trouve dans l’écosystème de la forêt du Mayombe, bordée au nord par la rivière Loubomo, au sud par la Route Nationale 1, à l’est par le méridien 12 ° 32 ’30 entre Loubomo et RN 1 et à l’ouest par la rivière Kouilou. La végétation se compose principalement de forêt tropicale. Un certain nombre d’espèces emblématiques est rencontré ici, y compris le chimpanzé, gorille, céphalophe bleu, céphalophe à dos jaune, céphalophe noir, Pangolin, le Brazza monkey, Mandrill, etc. La réserve abrite près de 275 espèces, y compris les 266 oiseaux qui utilisent la réserve comme un site de reproduction.

 

Réserve Naturelle de Tchimpounga : Située à 33 km de Pointe-Noire, la Réserve Naturelle de Tchimpounga (RNT) (http://www.protectedplanet.net/99855) est localisée dans le département de Kouilou à cheval sur les districts de Hinda, Loango et Madingo Kayes. La réserve comprend un sanctuaire où les chimpanzés sont capturés et élevés avant leur réintroduction. La végétation est constituée d’une mosaïque de savanes, galeries forestières et une partie boisée marécageuse dans la Zone Nord. L’aire protégée n’a pas été inventoriée. Selon les études biologiques et les résultats des observations faites au cours de patrouilles, la réserve abrite principalement de petites antilopes, les petits carnivores et les primates.

 

 

 Concession forestière de Ntombo : D’une superficie estimée à environ 93 300 ha (projection pour le classement en aire protégée), elle est située dans le département du Kouilou et plus précisément dans le district de Kakamoeka, à l’Ouest de la Réserve de Biosphère de Dimonika et à cheval entre les districts de Mvouti,  Hinda et Loango. Il s’agit de forêt principalement secondaire avec présence signalée de chimpanzés. Elle fait partie-intégrante de la forêt du Mayombe.

 

Corridor biologique (forêt de Dimonika- Ntombo -Tchimpounga) : D’une superficie estimé à environ 226 334 ha (projection pour la création et classement), il s’agit d’une zone de forêts principalement secondaires du Bas Mayombe, associées à des zones de savanes et des zones humides.

Outre la diversité biologique en ressources floristique, faunique et halieutiques, ces sites regorgent une diversité de richesse minéralogique bien marquée.

Ainsi, on relève dans ces sites d’étude une multitude de superposition d’usage marquée entre autre par :

Des permis miniers été octroyés à des sociétés extractives. Certaines d’entre eux sont en phase d’exploration et d’autre en exploitation et de développement des gisements ;L’exploitation aurifère artisanale par les communautés villageoises ;Une société pétrolière en phase d’exploitation et en extension de son champ d’action ;Les sociétés d’exploitation forestières formelles et des entrepreneurs occasionnels (scierie artisanale);La population rurale globale estimée à 40 474 habitants en 2015, majoritairement pauvres exploitent les ressources naturelles à travers leurs activités socio-économiques (agriculture, pêche, chasse, orpaillage artisanale, etc.) et jouissent de nombreux services éco systémiques. Ces communautés sont  favorables à la protection desdites ressources naturelles tout en prenant en compte l’amélioration de leurs conditions de vie d’une part et la résolution du Conflit Homme – Faune ; L’existence des sanctuaires claniques ; Des familles foncières jouissant de leurs droits coutumiers ont attribué des lopins de terre à certains exploitants agricoles privés. OBJECTIFS DE L’ETUDE

L’objectif général de l’étude est de faire une évaluation de l’impact environnemental et social  de la création de l’aire protégée de Ntombo, du corridor biologique des forêts de Ntombo, Dimonika et Tchimpounga et du complexe d’aires protégées Conkouati-Dimonika-Tchimpounga en vue de l’obtention du certificat de conformité environnementale auprès du Ministère de l’Environnement et du Tourisme.

Objectifs spécifiques

De façon spécifique,il s’agit de : Procéder au rassemblement de toute la documentation disponible se rapportant à la situation de référence de la biodiversité, de l’environnement et de la socio-économie de la zone d’étude ;Faire l’état des lieux et présenter la situation actuelle  (milieu biophysique, humain, socio-économique et culturel) des trois sites de la zone d’étude ;Répertorier toutes les problématiques pouvant entraver l’amélioration des conditions d’existence et les moyens de subsistance des populations riveraines en lien avec la création des trois aires protégées (Ntombo, Corridor biologique et Complexe) et  proposer des solutions à court,  moyen et long terme ; Répertorier et caractériser en faisant la description de leur types d’exploitation et le géo référencement de leur emplacement, les différentes sociétés extractives exerçant présentement dans la zone du projet et où des permis qui ont été octroyés; Faire une description exhaustive et une évaluation de l’impact des activités des sociétés privées présentes dans la zone et leurs  interactions possibles avec la gestion durable de la biodiversité et le processus de création des trois aires protégées; Elaborer et faire valider les termes de référence du cadrage de l’étude conformément à la structure édictée par le décret 2009-415 du 20 novembre 2009 fixant le champ d’application, le contenu et les procédures de l’étude d’impact environnemental et social ;Réaliser l’étude d’impact environnemental et social conformément aux termes de référence de son cadrage validés par l’autorité compétente ;Organiser les enquêtes et les audiences publiques requises ; Elaborer et faire valider le rapport d’étude d’impact environnemental et social et le PGES ;Produire et faire certifier par les autorités compétentes toute la documentation connexe notamment, les rapports et procès-verbaux des audiences et consultations publiques.

Faire une description exhaustive de l’état initiation de la zone du projet ; Décrire les activités du projet ;Décrire le cadre légal d’exécution du projet ;Identifier et évaluer les impacts du projet notamment sur le milieu biophysique, la conservation de la biodiversité et l’utilisation durable des ressources, la réduction de la pauvreté, le secteur socio-économique, les moyens de subsistance des communautés locales, la conservation du patrimoine culturel, etc. ;Analyser les impacts des activités des opérateurs des privés (sociétés extractives, forestières) et autres acteurs économiques opérant dans la zone sur la conservation de la biodiversité et les interactions  possibles de celles-ci avec le projet envisagé de création des aires protégées; Analyser les différentes superpositions d’usages existantes dans la zone du projet et les interactions possibles de celles-ci avec le projet envisagé de création des aires protégées; Consulter les autorités locales, les populations, les opérateurs du secteur privés et les autres parties prenantes directement concernées; Élaborer et faire valider le plan de gestion environnementale et sociale (présenter les mesures d’atténuation);Rédiger et faire valider le rapport de l’étude d’impact environnemental et social.

Résultats attendus :

L’état actuel de la zone du projet (milieux biophysique, humain et socio-économique et culturel) est largement décrit et documenté ; Les activités du projet sont décrites ; Le cadre légal d’exécution du projet est largement documenté ;Les impacts du projet sur les milieux biophysique, humain, socio-économique et culturel) ont été identifiés et évalués; Un répertoire des opérateurs privés et autres acteurs économiques opérant dans la zone du projet est établi ;Les impacts des activités des opérateurs des privés et autres acteurs économiques opérant dans la zone et leurs interactions  possibles avec le projet envisagé de création des aires protégées sont analysés; Les différentes superpositions d’usages existantes dans la zone du projet et les interactions possibles de celles-ci avec le projet envisagé de création des aires protégées sont analysées ;Les autorités, les populations et les autres parties prenantes concernées ont été consultées au moyen des audiences ou consultations publiques ;Le plan de gestion environnementale et sociale (PGES) est élaboré et validé ; Le rapport d’étude d’impact environnemental et social est rédigé et validé; La conformité environnementale est délivrée au projet.

 

 

Par admin1836

Neuviéme session ordinaire administrative du conseil departemental duKouilou

Dans le cadre de la mise en œuvre de la composante 2, que le projet s’inscrit dans une dynamique de renforcement de capacité communicationnelle auprès des institutions du conseil départemental afin d’impliquer d’avantage les élus locaux.

Dans cette perspective, le PCCD a noté avec intérêt majeur de la bataille de la préservation des écosystèmes est aussi  un combat des collectivités territoriales qui constitue un maillon hautement stratégique à travers l’approche communautaire du développement.

Les résultats attendus à cette réunion portes sur la meilleure   compréhension des conseillers départementaux sur les enjeux du projet afin de faciliter dans les prochaines échéances de mise en place des CCC et CGCC dans le département du Kouilou.

Dans cette activité revêt également le caractère d’un début de processus de transfert de compétence aux élus locaux afin  de garantir la participation des communautés à la gestion durable des ressources naturelle.

Aussi, pour éviter toutes dispersion d’énergie ou d’autre d’initiative, le PCCD a opté d’accompagner le conseil départemental du Kouilou qui envisage a son sein mettre en place un comité technique pour la sauvegarde , la promotion et la valorisation de la biodiversité et des écosystèmes  du Kouilou.

 

 

Par admin1836

Covid-19

Qu’est-ce qu’un coronavirus ?
Les coronavirus forment une vaste famille de virus qui peuvent être pathogènes chez l’animal ou chez l’homme. On sait que, chez l’être humain, plusieurs coronavirus peuvent entraîner des infections respiratoires dont les manifestations vont du simple rhume à des maladies plus graves comme le syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS) et le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS). Le dernier coronavirus qui a été découvert est responsable de la maladie à coronavirus 2019 (COVID-19).

Qu’est-ce que la COVID-19 ?
La COVID-19 est la maladie infectieuse causée par le dernier coronavirus qui a été découvert. Ce nouveau virus et cette maladie étaient inconnus avant l’apparition de la flambée à Wuhan (Chine) en décembre 2019. La COVID-19 est maintenant pandémique et touche de nombreux pays dans le monde.

Quels sont les symptômes de la COVID-19 ?
Les symptômes les plus courants de la COVID-19 sont la fièvre, une toux sèche et la fatigue. Certains patients présentent des douleurs, une congestion nasale, des maux de gorge ou une diarrhée. Ces symptômes sont généralement bénins et apparaissent de manière progressive. Certaines personnes, bien qu’infectées, ne présentent que des symptômes très discrets. La plupart (environ 80 %) des personnes guérissent sans avoir besoin de traitement en milieu hospitalier. Environ une personne sur cinq contractant la maladie présente des symptômes graves, notamment une dyspnée. Les personnes âgées et celles qui ont d’autres problèmes de santé (hypertension artérielle, problèmes cardiaques ou pulmonaires, diabète ou cancer) ont plus de risques de présenter des symptômes graves. Toutefois, n’importe qui peut contracter la COVID-19 et tomber gravement malade. Même les personnes qui présentent des symptômes très discrets peuvent transmettre le virus. Quel que soit son âge, toute personne qui a de la fièvre, qui tousse et qui a des difficultés à respirer doit consulter un médecin.

Que faire en cas de symptômes de la COVID-19 et quand dois-je consulter un médecin ?
En cas de symptômes discrets, par exemple une toux ou une fièvre légère, il n’est généralement pas nécessaire de consulter un médecin. Restez chez vous, isolez-vous et surveillez l’évolution des symptômes. Suivez les instructions nationales en matière d’auto-isolement. Cependant, si vous habitez dans une région où le paludisme ou la dengue sévit, il faut absolument consulter un médecin en cas de fièvre. Quand vous allez dans un établissement de santé, portez un masque, restez à une distance d’au moins un mètre des autres personnes et ne touchez pas les surfaces avec les mains. Aidez les enfants malades à suivre également ces conseils.

En cas de difficultés à respirer ou de douleur/d’oppression dans la poitrine, consultez immédiatement un médecin. Si possible, appelez d’abord votre médecin afin qu’il puisse vous orienter vers l’établissement de santé le plus adapté.

Comment la COVID-19 se propage-t-elle ?
La COVID-19 est transmise par des personnes porteuses du virus. La maladie se transmet principalement d’une personne à l’autre par le biais de gouttelettes respiratoires expulsées par le nez ou par la bouche lorsqu’une personne malade tousse, éternue ou parle. Ces gouttelettes sont relativement lourdes, ne parcourent pas de grandes distances et tombent rapidement au sol. Il est possible de contracter la COVID-19 en cas d’inhalation de ces gouttelettes. C’est pourquoi il est important de se tenir à un mètre au moins des autres personnes. Ces gouttelettes peuvent se retrouver sur des objets ou des surfaces autour de la personne malade (tables, poignées de porte et rampes, par exemple). On peut alors contracter la COVID-19 si on touche ces objets ou ces surfaces et si on se touche ensuite les yeux, le nez ou la bouche. Il faut donc se laver régulièrement les mains à l’eau et au savon ou avec une solution hydroalcoolique.

L’OMS examine les travaux de recherche en cours sur la manière dont la COVID-19 se propage et elle continuera à communiquer les résultats actualisés.

Peut-on contracter la COVID-19 au contact d’une personne qui ne présente aucun symptôme ?
La COVD-19 se propage principalement par les gouttelettes respiratoires expulsées par les personnes qui toussent ou qui ont d’autres symptômes, comme la fièvre ou la fatigue. Beaucoup de personnes atteintes ne présentent que des symptômes discrets. C’est particulièrement vrai aux premiers stades de la maladie. Il est donc possible de contracter la COVID-19 au contact d’une personne qui n’a, par exemple, qu’une toux légère mais qui ne se sent pas malade.

Selon certaines informations, les personnes asymptomatiques pourraient transmettre le virus. On ne sait pas encore à quelle fréquence cela se produit. L’OMS examine les travaux de recherche en cours sur ce point et elle continuera à communiquer des résultats actualisés.

Comment se protéger et protéger les autres si on ne sait pas qui est infecté ?
Il est important de se laver SYSTÉMATIQUEMENT les mains et de TOUJOURS respecter les règles d’hygiène respiratoire. C’est la meilleure façon de se protéger et de protéger les autres.

Si possible, tenez-vous à au moins un mètre des autres personnes. C’est particulièrement important si la personne la plus proche de vous tousse ou éternue. Comme certaines personnes infectées ne présentent pas de symptômes ou présentent des symptômes discrets, il est préférable de toujours garder une distance physique avec les autres personnes si vous habitez dans une région où le virus de la COVID-19 circule.

Que faire si j’ai été en contact proche avec quelqu’un qui a la COVID-19 ?
Si vous avez été en contact proche avec quelqu’un qui a la COVID-19, il se peut que vous soyez infecté.

On considère qu’il y a eu contact proche si vous vivez avec une personne malade ou si vous vous êtes trouvé à moins d’un mètre cette personne. Dans ces cas, il est préférable que vous restiez chez vous.

Cependant, si vous habitez dans une région où le paludisme ou la dengue sévit, il faut absolument consulter un médecin en cas de fièvre. Quand vous allez dans un établissement de santé, portez un masque, restez à une distance d’au moins un mètre des autres personnes et ne touchez pas les surfaces avec les mains. Aidez les enfants malades à suivre également ces conseils.

Si vous n’habitez pas dans une région où le paludisme ou la dengue sévit, procédez comme suit :

Si vous présentez des symptômes, même très discrets, comme une légère fièvre et des douleurs, vous devez vous isoler à votre domicile.
En présence de symptômes, isolez-vous et surveillez l’évolution de votre état de santé même si vous pensez ne pas avoir été exposé à la COVID-19.
Il est très important de s’isoler précocement car la probabilité d’infecter d’autres personnes est plus élevée aux premiers stades de la maladie, alors que les symptômes sont discrets.
Si vous n’avez pas de symptômes mais avez été exposé à une personne infectée, placez-vous en quarantaine pendant 14 jours.
En cas de confirmation de la COVID-19 à l’issue d’un test, isolez-vous pendant 14 jours, même après la disparition des symptômes, à titre de précaution. On ne sait pas encore exactement pendant combien de temps les personnes restent infectieuses après la guérison. Suivez les instructions nationales en matière d’auto-isolement.

Qu’est-ce que l’auto-isolement ?
L’auto-isolement est une mesure importante que doivent prendre les personnes qui présentent des symptômes de la COVID-19 pour éviter d’infecter d’autres personnes dans leur entourage, y compris les membres de leur famille.

L’auto-isolement consiste, pour une personne qui a de la fièvre, qui tousse ou qui a d’autres symptômes de la COVID-19, à rester à son domicile et à ne pas se rendre sur son lieu de travail, dans son établissement scolaire ou dans les lieux publics. Cet auto-isolement peut être volontaire ou répondre à la recommandation d’un médecin. Cependant, si vous habitez dans une région où le paludisme ou la dengue sévit, il faut absolument consulter un médecin en cas de fièvre. Quand vous allez dans un établissement de santé, portez un masque, restez à une distance d’au moins un mètre des autres personnes et ne touchez pas les surfaces avec les mains. Aidez les enfants malades à suivre également ces conseils.

Si vous n’habitez pas dans une région où le paludisme ou la dengue sévit, procédez comme suit :

Les personnes qui sont gravement malades (qui ont besoin de soins médicaux) ne doivent pas s’isoler de leur propre initiative.

Installez-vous seul dans une grande pièce bien aérée depuis laquelle vous pouvez accéder facilement à un lavabo pour vous laver les mains et à des toilettes.
Si c’est impossible, placez chaque lit à un mètre au moins l’un de l’autre.
Tenez-vous à au moins un mètre des autres personnes, même des membres de votre famille.
Surveillez quotidiennement l’évolution des symptômes.
Isolez-vous pendant 14 jours même si vous avez l’impression d’être en bonne santé.
En cas de difficultés respiratoires, contactez immédiatement votre médecin, en l’appelant d’abord si possible.
Gardez le moral en restant en contact avec les personnes que vous aimez, par téléphone ou en ligne, et en faisant de l’exercice chez vous.
Que faire si je n’ai pas de symptômes mais si je pense avoir été exposé à la COVID-19 ? Qu’est-ce que l’auto-quarantaine ?
L’auto-quarantaine consiste, même si vous ne présentez aucun symptôme, à vous mettre à l’écart des autres personnes parce que vous avez été exposé à la COVID-19. Pendant l’auto-quarantaine, vous devez surveiller l’évolution des symptômes. Le but de l’auto-quarantaine est de prévenir la transmission. Comme les personnes qui contractent la COVID-19 peuvent infecter immédiatement d’autres personnes, l’auto-quarantaine permet de prévenir la survenue de certaines infections.

Dans ce cas :

Installez-vous seul dans une grande pièce bien aérée depuis laquelle vous pouvez accéder facilement à un lavabo pour vous laver les mains et à des toilettes.
Si c’est impossible, placez chaque lit à un mètre au moins l’un de l’autre.
Tenez-vous à au moins un mètre des autres personnes, même des membres de votre famille.
Surveillez quotidiennement l’évolution des symptômes.
Restez en quarantaine pendant 14 jours même si vous avez l’impression d’être en bonne santé.
En cas de difficultés respiratoires, contactez immédiatement votre médecin, en l’appelant d’abord si possible.
Gardez le moral en restant en contact avec les personnes que vous aimez, par téléphone ou en ligne, et en faisant de l’exercice chez vous.
Cependant, si vous habitez dans une région où le paludisme ou la dengue sévit, il faut absolument consulter un médecin en cas de fièvre. Quand vous allez dans un établissement de santé, portez un masque, restez à une distance d’au moins un mètre des autres personnes et ne touchez pas les surfaces avec les mains. Aidez les enfants malades à suivre également ces conseils.

Quelle est la différence entre l’auto-isolement, l’auto-quarantaine et la distanciation physique ?
La quarantaine consiste à mettre à l’écart les personnes qui ne sont pas malades mais qui ont été exposées à la COVID-19, ou à restreindre leurs activités. Il s’agit d’éviter que la maladie ne se propage au moment où les personnes présentent les premiers symptômes.

L’isolement consiste à mettre à l’écart les personnes qui présentent des symptômes de la COVID-19 et qui peuvent être infectieuses afin d’éviter que la maladie ne se propage.

La distanciation physique consiste à garder physiquement une distance avec les autres personnes. L’OMS recommande de se tenir à au moins un mètre. C’est une mesure générale qui doit être appliquée par chacun, même en l’absence de symptômes ou d’exposition connue à la COVID-19.

Les enfants ou les adolescents peuvent-ils contracter la COVID-19 ?
Les travaux de recherche montrent que la probabilité de contracter l’infection est la même chez les enfants et les adolescents que dans les autres groupes d’âge et que les enfants et les adolescents peuvent propager la maladie.

Les données disponibles à ce jour semblent indiquer que les enfants et les jeunes adultes risquent moins d’être gravement atteints, mais des cas graves peuvent tout de même survenir dans ces groupes d’âge.

Les enfants et les adultes doivent suivre les mêmes conseils en matière d’auto-quarantaine et d’auto-isolement en cas d’exposition ou de symptômes. Il est particulièrement important que les enfants évitent les contacts avec les personnes âgées et les autres personnes risquant d’être gravement atteintes.

Comment puis-je me protéger et éviter que la maladie ne se propage ?
Tenez-vous au courant des dernières informations sur la flambée de COVID-19, disponibles sur le site Web de l’OMS et auprès des autorités de santé publique nationales et locales. Des cas de COVID-19 se sont produits dans la plupart des pays et de nombreux pays sont touchés par des flambées. Dans certains pays, les autorités sont parvenues à ralentir la progression de la flambée. Toutefois, l’évolution de la situation est imprévisible et vous devez donc vous tenir régulièrement informé.

Vous pouvez réduire le risque d’être infecté ou de propager la COVID-19 en prenant quelques précautions simples :

Se laver fréquemment et soigneusement les mains avec une solution hydroalcoolique ou à l’eau et au savon.
Pourquoi ? Se laver les mains avec une solution hydroalcoolique ou à l’eau et au savon tue le virus s’il est présent sur vos mains.
Maintenir une distance d’au moins un mètre avec les autres personnes.
Pourquoi ? Lorsqu’une personne tousse ou éternue, elle expulse par le nez ou par la bouche de petites gouttelettes qui peuvent contenir le virus. Si vous êtes trop près, vous pouvez inhaler ces gouttelettes et donc le virus responsable de la COVID-19 si la personne en est porteuse.
Éviter les lieux très fréquentés.
Pourquoi ? Dans les lieux très fréquentés, la probabilité d’être en contact proche avec quelqu’un qui a la COVID-19 est plus élevée et il est plus difficile de maintenir une distance physique d’un mètre.
Éviter de se toucher les yeux, le nez et la bouche.
Pourquoi ? Les mains sont en contact avec de nombreuses surfaces qui peuvent être contaminées par le virus. Si vous vous touchez les yeux, le nez ou la bouche, le virus peut pénétrer dans votre organisme et vous infecter.
Veillez à respecter les règles d’hygiène respiratoire et à ce que les personnes autour de vous en fassent autant. En cas de toux ou d’éternuement, il faut se couvrir la bouche et le nez avec le pli du coude, ou avec un mouchoir et jeter le mouchoir immédiatement après puis se laver les mains.
Pourquoi ? Les gouttelettes respiratoires propagent des virus. En respectant les règles d’hygiène respiratoire, vous protégez les personnes autour de vous de virus tels que ceux responsables du rhume, de la grippe ou de la COVID-19.
Si vous avez des symptômes, mêmes bénins (toux, maux de tête, légère fièvre), restez chez vous jusqu’à la guérison. Demandez à quelqu’un de faire les courses pour vous. Si vous devez sortir, portez un masque pour éviter d’infecter d’autres personnes.
Pourquoi ? En évitant les contacts avec d’autres personnes, vous protégez ces dernières d’une contamination éventuelle par le virus de la COVID-19 et d’autres virus.
En cas de fièvre, de toux et de dyspnée, consultez un médecin, si possible après l’avoir appelé par téléphone, et suivez les instructions des autorités sanitaires locales.
Pourquoi ? Ce sont les autorités nationales et locales qui disposent des informations les plus récentes sur la situation dans la région où vous vous trouvez. Si vous l’appelez, votre médecin pourra vous orienter rapidement vers l’établissement de santé le plus adapté. En outre, cela vous protègera et évitera la propagation de virus et d’autres agents infectieux.
Pour vous informer, consultez des sources fiables, telles que l’OMS et les autorités sanitaires locales et nationales.
Pourquoi ? Les autorités locales et nationales sont les mieux placées pour vous indiquer comment vous protéger.
Existe-t-il un vaccin, un médicament ou un traitement contre la COVID-19 ?
Pas encore. Il n’existe aujourd’hui ni vaccin ni médicament antiviral spécifique contre la COVID-19. Cependant, certaines personnes, en particulier celles qui sont gravement atteintes, doivent parfois être hospitalisées pour recevoir un traitement vital en cas de complications. La plupart des patients guérissent grâce à cette prise en charge.

D’éventuels vaccins et quelques traitements médicamenteux spécifiques sont à l’étude et font l’objet d’essais cliniques. L’OMS coordonne les démarches entreprises pour mettre au point des vaccins et des médicaments en vue de prévenir et de traiter la COVID-19.

Le meilleur moyen de se protéger et de protéger les autres de la COVID-19 est :

de se laver les mains souvent et soigneusement ;
d’éviter de se toucher les yeux, la bouche et le nez ;
de tousser dans le pli du coude, ou dans un mouchoir à usage unique puis de jeter le mouchoir immédiatement après et de se laver les mains ;
de garder une distance d’au moins un mètre avec les autres personnes.
L’OMS recommande-t-elle le port du masque médical pour éviter que la COVID-19 ne se propage ?
Il n’y a actuellement pas assez de données permettant de formuler des recommandations tendant à conseiller ou à déconseiller le port du masque (médical ou autre) aux personnes en bonne santé dans les espaces collectifs. Toutefois, l’OMS étudie activement les connaissances scientifiques au sujet des masques, qui évoluent rapidement, et actualise en permanence ses orientations.

Le port du masque médical est principalement recommandé dans les établissements de soins, mais il peut être envisagé dans d’autres circonstances (voir ci-dessous). Il doit être associé à d’autres mesures essentielles de lutte anti-infectieuse, comme l’hygiène des mains et la distanciation physique.

Soignants

Pourquoi ? Les masques médicaux et les masques de protection respiratoire N95, FFP2 ou équivalents doivent être réservés aux soignants quand ils prennent en charge des patients. En effet, les soignants sont les plus exposés à la COVID-19, car celle-ci se transmet principalement en cas de contact proche avec un cas présumé ou confirmé et son environnement immédiat.

Personnes malades et qui présentent des symptômes de la COVID-19

Pourquoi ? Les personnes malades qui présentent des symptômes bénins (douleurs musculaires, légère toux, maux de gorge ou fatigue) doivent s’isoler à leur domicile et porter un masque médical suivant les recommandations de l’OMS relatives à la prise en charge à domicile des cas présumés de COVID-19. La toux, les éternuements ou le fait de parler peuvent produire des gouttelettes susceptibles de propager l’infection. Ces gouttelettes peuvent atteindre le visage des personnes alentour et se retrouver dans l’environnement proche. Si une personne infectée porte un masque médical alors qu’elle tousse, éternue ou parle, les gens autour d’elle seront plus facilement protégés de l’infection.

Si une personne malade doit se rendre dans un établissement de santé, elle doit porter un masque médical.

Personnes qui prennent en charge à domicile des patients atteints de la COVID-19

Pourquoi ? Les personnes qui s’occupent de patients atteints de la COVID-19 doivent porter un masque médical pour se protéger car les contacts proches, fréquents et prolongés avec ces patients exposent les personnes qui s’en occupent à un risque élevé.

Les décideurs nationaux peuvent aussi choisir de recommander le port du masque médical à certaines personnes en fonction des risques. Cette approche tient compte du but du masque, du risque d’exposition et de la vulnérabilité du porteur, du contexte, de la possibilité de porter le masque et des types de masque envisagés.

Comment porter correctement un masque médical ?
Si vous choisissez de porter un masque :

Avant de mettre un masque, se laver les mains avec une solution hydroalcoolique ou à l’eau et au savon.
Vérifier que le masque n’est ni déchiré ni troué.
Orienter le masque dans le bon sens (bande métallique vers le haut).
Vérifier que la face colorée du masque est placée vers l’extérieur.
Placer le masque sur le visage. Pincer la bande métallique ou le bord dur du masque afin qu’il épouse la forme du nez.
Tirer le bas du masque pour recouvrir la bouche et le menton.
Ne pas toucher le masque pendant que vous le portez.
Après usage, retirer le masque en ayant les mains propres, enlever les élastiques de derrière les oreilles tout en éloignant le masque du visage et des vêtements afin d’éviter de toucher des parties du masque éventuellement contaminées.
Ne pas réutiliser le masque. Jeter le masque dans une poubelle fermée immédiatement après usage.
Après avoir touché ou jeté le masque, se laver les mains avec une solution hydroalcoolique ou à l’eau et au savon si elles sont visiblement sales.
Sachez qu’il y a une pénurie mondiale de masques médicaux (chirurgicaux et N95). Ces masques doivent être réservés autant que possible aux soignants.

N’oubliez pas que le port du masque ne remplace pas d’autres moyens plus efficaces de se protéger et de protéger les autres de la COVID-19 (se laver fréquemment les mains, tousser dans le pli du coude ou dans un mouchoir et se tenir à une distance d’au moins un mètre des autres personnes). Pour plus d’informations, consultez les mesures de protection essentielles contre le nouveau coronavirus.

Suivez les conseils des autorités sanitaires nationales concernant le port du masque.

Combien de temps s’écoule entre l’exposition au virus de la COVID-19 et l’apparition des symptômes ?
Le délai qui s’écoule entre l’exposition au virus de la COVID-19 et l’apparition des symptômes est habituellement de cinq à six jours, mais il peut aller d’un à 14 jours.

Quel est le lien entre la COVID-19 et les animaux ?
La COVID-19 se transmet d’une personne à l’autre.

Nous disposons déjà de beaucoup d’informations sur les autres coronavirus et la plupart de ces types de virus ont une origine animale. Le virus de la COVID-19 (aussi appelé SARS-CoV-2) est nouveau chez l’homme. La source animale éventuelle de la COVID-19 n’a pas encore été confirmée, mais des travaux de recherche sont en cours.

L’OMS continue à suivre les travaux de recherche sur ce sujets et d’autres sujets liés à la COVID-19, et elle publiera des informations actualisées quand de nouveaux résultats seront disponibles.

Mon animal domestique peut-il me transmettre la COVID-19 ?
Plusieurs chiens et chats (domestiques) et un tigre en contact avec des êtres humains infectés ont été testés positifs à la COVID-19. Les furets semblent également être sensibles à l’infection. Dans des conditions expérimentales, les chats et les furets pouvaient transmettre l’infection à d’autres animaux de la même espèce, mais rien ne prouve que ces animaux puissent transmettre la maladie à l’homme et jouer un rôle dans sa propagation. La COVID-19 se transmet principalement par les gouttelettes expulsées par les personnes infectées quand elles toussent, éternuent ou parlent.

Il est tout de même recommandé aux personnes atteintes de la COVID-19 et aux personnes à risque de limiter les contacts avec les animaux de compagnie et les autres animaux. Des mesures d’hygiène de base doivent toujours être appliquées quand on manipule les animaux ou on leur prodigue des soins (se laver les mains avant et après avoir été à proximité ou avoir manipulé les animaux, leur nourriture ou leurs affaires et éviter de les embrasser, de se faire lécher ou de partager de leur nourriture).

On trouvera d’autres recommandations sur le site Web de l’OIE, à l’adresse https://www.oie.int/fr/expertise-scientifique/informations-specifiques-et-recommandations/questions-et-reponses-sur-le-nouveau-coronavirus2019/.

L’OMS continue à suivre les travaux de recherche sur ce sujets et d’autres sujets liés à la COVID-19 et elle publiera des informations actualisées quand de nouveaux résultats seront disponibles.

Combien de temps le virus survit-il sur les surfaces ?
Le plus important à savoir est que les surfaces peuvent être facilement nettoyées avec un désinfectant ménager courant qui tuera le coronavirus. Des études ont montré que le virus de la COVID-19 peut survivre pendant 72 heures sur le plastique et l’acier inoxydable, moins de quatre heures sur le cuivre et moins de 24 heures sur le carton.

Comme toujours, il faut se laver les mains avec une solution hydroalcoolique ou à l’eau et au savon et éviter de se toucher les yeux, la bouche ou le nez.

Comment faire ses courses en toute sécurité ?
Quand vous faites vos courses, restez à une distance d’au moins un mètre des autres personnes et évitez de vous toucher les yeux, la bouche et le nez. Si possible, désinfectez les poignées des chariots ou les anses des paniers avant de commencer à faire vos achats. Lavez-vous soigneusement les mains dès que vous rentrez chez vous et après avoir manipulé et rangé les articles que vous avez achetés. Aucun cas confirmé de COVID-19 n’a encore été transmis par les aliments ou les emballages des denrées.

Comment laver les fruits et légumes ?
Les fruits et légumes sont des éléments importants d’une alimentation saine. Lavez-les comme vous le feriez en temps ordinaire : lavez-vous d’abord les mains à l’eau et au savon puis lavez soigneusement les fruits et légumes à l’eau claire, en particulier si vous les consommez crus.

Les antibiotiques sont-ils efficaces pour prévenir ou traiter la COVID-19 ?
Non, les antibiotiques n’agissent pas contre les virus, mais seulement contre les infections bactériennes. La COVID-19 étant due à un virus, les antibiotiques sont inefficaces. Ils ne doivent pas être utilisés comme moyen de prévention ou de traitement de la COVID-19. À l’hôpital, les médecins auront parfois recours à des antibiotiques pour prévenir ou traiter une surinfection bactérienne, qui peut être une complication de la COVID-19 chez les patients gravement atteints. Les antibiotiques doivent être utilisés seulement sur prescription médicale pour traiter une infection bactérienne.

Puis-je contracter la COVID-19 par contact avec les matières fécales d’une personne malade ?
Les premières investigations semblent indiquer que le virus peut être présent dans les matières fécales dans certains cas mais, à ce jour, aucun cas de transmission oro-fécale de la COVD-19 n’a été rapporté. En outre, il n’y a aujourd’hui aucune donnée prouvant que le virus de la COVID-19 survit dans l’eau ou dans les eaux usées.

L’OMS examine les travaux de recherche en cours sur les modes de propagation de la COVID-19 et elle continuera à publier les nouveaux résultats obtenus sur ce sujet.